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Affaire des ports africains. Vincent Bolloré jugé à Paris en décembre pour corruption d’agent public au Togo

©️ Togo 24 – (Lomé, le 1er avril 2026) – Le milliardaire français Vincent Bolloré sera jugé du 7 au 17 décembre 2026 à Paris pour corruption d’agent public au Togo et complicité d’abus de confiance, dans le cadre de l’affaire des « ports africains ». Il est accusé d’avoir, via une filiale de son groupe, soutenu des campagnes électorales en Afrique en échange d’avantages économiques, notamment des concessions portuaires.

Le milliardaire conservateur Vincent Bolloré doit être jugé en décembre à Paris pour corruption d’agent public au Togo, entre 2009 et 2011, dans l’affaire dite des « ports africains », selon l’AFP et le journal Le Monde.

Les faits remontent à la campagne électorale de 2010 du président togolais Faure Gnassingbé, a précisé une source judiciaire. L’audience est prévue du 7 au 17 décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Interrogé, le parquet national financier (PNF) a également confirmé l’information.

Vincent Bolloré, 73 ans, devra répondre devant les juges de son rôle dans les agissements de l’agence de publicité Euro RSCG (devenue Havas), une filiale de son groupe, qui aurait notamment fourni des prestations pour la campagne présidentielle de M. Gnassingbé à un prix sous-évalué. En échange, le président togolais aurait appuyé l’attribution « à partir de mai 2019 de divers avantages au groupe Bolloré » et à ses filiales, dont le prolongement de la durée de concession pour l’exploitation du port de Lomé et des avantages fiscaux, selon la source judiciaire.

Procès pour complicité d’abus de confiance au Togo, mais aussi en Guinée, dans le cadre de la campagne présidentielle de l’ancien dirigeant Alpha Condé en 2010

Il est également renvoyé devant le tribunal pour complicité d’abus de confiance au Togo, mais aussi en Guinée, dans le cadre de la campagne présidentielle de l’ancien dirigeant Alpha Condé en 2010. Des juges financiers parisiens sont saisis de cette affaire depuis 2013, et M. Bolloré avait été mis en examen en 2018 dans ce dossier.

En 2021, Vincent Bolloré, l’une des principales fortunes de France, ainsi que Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré à l’époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits pour éviter un long procès pénal, lors d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), et accepté une peine de 375.000 euros d’amende.

Mais le tribunal avait refusé de l’homologuer, renvoyant le dossier à l’instruction. L’industriel breton contestait depuis ce revers procédural. Le groupe Bolloré a lui accepté de payer 12 millions d’euros d’amende contre l’abandon des poursuites, dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP).

 

Source : AFP

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