
©️Togo 24 – (Lomé, le 4 mai 2026) – Face à la résurgence des violences contre les ressortissants africains, le Mouvement Martiin Luther King (MMLK) dirigé par le pasteur Edoh Komi dénonce une « honte mondiale » et interpelle fermement l’Union Africaine et le gouvernement sud-africain. L’Association de défense des droits de l’homme a brisé le silence et est monté sur le créneau. Dans un communiqué publié ce 3 mai 2026, l’organisation exprime sa « consternation » et son « indignation » face aux images authentifiées de violences xénophobes perpétrées en Afrique du Sud contre des ressortissants nigérians, zimbabwéens et mozambicains.
Une trahison de l’héritage de Mandela
Pour le MMLK, ces actes de barbarie ne sont pas seulement des crimes, mais une insulte à l’histoire. En rappelant qu’en 1976 (Soweto), l’Afrique a saigné pour la liberté des Sud-Africains, le pasteur Edoh Komi souligne le paradoxe tragique d’une nation qui s’enclot aujourd’hui dans la violence : « L’Apartheid vous a enfermés dans des townships. La xénophobie vous enferme dans la honte mondiale », martèle-le communiqué.
Le mouvement estime que s’attaquer à un frère africain à Durban ou Johannesburg revient à « cracher sur la tombe de Nelson Mandela » et à trahir la mémoire des figures de la lutte contre l’oppression comme Chris Hani ou Oliver Tambo.
Le silence de Pretoria jugé « complice »
Le gouvernement sud-africain est directement pointé du doigt. Le MMLK qualifie son inaction de « caution » aux crimes commis et exige des mesures immédiates : l’arrestation et le jugement public des auteurs de violences, la protection physique garantie pour toutes les communautés étrangères et une adresse solennelle du Président Cyril Ramaphosa pour restaurer le calme.
Vers une suspension de la ZLECAf ?
L’un des points les plus saillants du communiqué concerne l’intégration économique. Pour le MMLK, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) perd toute sa substance face à ces exactions : « Pas de marché unique avec des machettes. Pas de libre-échange avec des corps calcinés ».
L’organisation appelle l’Union Africaine et la CEDEAO à convoquer une session extraordinaire et à suspendre l’Afrique du Sud des accords de la ZLECAf tant que la sécurité des Africains sur son sol n’est pas garantie.
Un rendez-vous pour l’histoire à Lomé
En guise de conclusion, le MMLK exhorte les peuples du continent à ne pas céder à la division héritée de la conférence de Berlin de 1885, affirmant que la violence intra-africaine ne profite qu’aux intérêts extérieurs.
Une action symbolique forte est annoncée : la signature de « l’acte de décès de la xénophobie » prévue le 28 mai 2026 à Lomé pour marquer la fin de ce cycle de violence et réaffirmer l’unité du continent.
La rédaction




