
©️Togo 24 – (Kpalimé, le 30 août 2025) — L’Assemblée nationale togolaise s’engage dans une révision ambitieuse de sa législation sur la santé sexuelle et reproductive. Les députés, réunis pour un atelier de trois jours à Kpalimé, dans la région des Plateaux, ont affiché leur détermination à élaborer un cadre législatif plus protecteur et mieux adapté aux réalités du pays.
L’événement, qui s’est clôturé le vendredi 29 août 2025 en présence du président de l’Assemblée nationale, M. Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a permis de renforcer les connaissances des parlementaires sur les enjeux cruciaux de la santé reproductive.

Les discussions ont mis en lumière un tableau préoccupant, marqué par des taux élevés de mortalité maternelle et d’avortements clandestins.
Vers un alignement avec les standards internationaux
Les échanges ont souligné la nécessité d’aligner la loi togolaise de 2003 sur les standards internationaux, notamment les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur l’avortement sécurisé et les dispositions du Protocole de Maputo.

Une étude comparative avec la loi béninoise de 2021 a également nourri les débats, invitant les élus à réfléchir aux évolutions nécessaires pour leur propre législation.
Dans son discours de clôture, le président Adédzé a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. « Il est impératif que nous traduisions ces réflexions en actions concrètes. C’est pourquoi je nous invite à initier une proposition de loi ambitieuse et progressiste, » a-t-il déclaré, insistant sur la volonté de « bâtir un cadre juridique plus adapté et protecteur. »

Feuille de route pour une loi révisée
À l’issue de l’atelier, plusieurs recommandations clés ont été formulées pour guider le processus de révision de la loi. Les participants ont convenu de :
Élaborer le texte de révision en tenant compte du contexte national et des directives de l’OMS.
Adopter ce texte révisé par l’Assemblée nationale.

Élaborer les textes d’application de la nouvelle loi pour sa mise en œuvre effective.
Les prochaines étapes prévoient des rencontres avec les commissions permanentes du Parlement et avec le ministre de la Santé pour avancer sur le sujet. En travaillant à cette révision, les députés togolais réaffirment leur engagement à renforcer le cadre juridique national pour garantir à chaque citoyen ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
La rédaction




