
©️Togo 24 – (Lomé, le 30 avril 2026) – Dans un manifeste solennel diffusé ce 28 avril 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) et l’Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative (IPRA) appellent à une mobilisation historique. Objectif : abroger symboliquement les frontières mentales et politiques héritées de 1885 pour consacrer la « Renaissance Africaine ».
C’est un appel qui résonne comme un séisme géopolitique sur le continent. Sous l’égide de l’Ambassadeur de la Renaissance Africaine, les organisations panafricaines MMLK et IPRA ont officiellement lancé le compte à rebours pour le 28 mai 2026. Lomé a été le théâtre d’un événement inédit : l’enterrement symbolique et physique des actes de la Conférence de Berlin de 1885.
« Berlin 1885 doit être enterré »
Dans un plaidoyer vibrant adressé aux chefs d’État et aux peuples du continent, les signataires dénoncent la « forfaiture » historique de Berlin, où le partage de l’Afrique s’est décidé sans les Africains. « Ils ont tracé nos tombeaux avec une règle », souligne le manifeste, qualifiant cet acte de « crime mafieux et barbare ».
Pour le MMLK et l’IPRA, le temps de la contestation passive est révolu. L’heure est à la signature du « Serment de Lomé », un engagement solennel pour une Afrique unifiée, souveraine et décomplexée face à ses anciens colonisateurs.
L’AES comme catalyseur de la souveraineté
Le document érige les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — en modèles de rupture. Selon l’organisation, ces nations ont « allumé la flamme » en choisissant la dignité plutôt que la dépendance.
« Ils n’ont pas demandé la permission d’être libres. Ils l’ont prise », martèle l’Ambassadeur de la Renaissance Africaine, incitant le reste du continent, qu’il soit francophone, anglophone ou lusophone, à rejoindre cette dynamique de rupture avec le néocolonialisme.
Un agenda en trois piliers : Monnaie, Défense et Autosuffisance
Au-delà de la symbolique, le mouvement dessine une feuille de route pragmatique pour la suite de la Renaissance Africaine. Une fois le « verrou mental » de Berlin levé, trois chantiers prioritaires sont identifiés :
La souveraineté monétaire : Mettre fin à la multiplicité des devises étrangères sur le continent.
L’autonomie militaire : Créer une force de défense continentale intégrée pour ne plus dépendre de l’étranger.
La sécurité économique : Atteindre l’autosuffisance alimentaire et technologique pour ne plus être un simple marché de consommation.
Le rendez-vous de Lomé
Le message se conclut par une mise en demeure historique : « Le 28 mai, venez avec vos drapeaux ou l’Histoire viendra chercher vos peuples sans vous ».
Cet événement, qui se veut le point de départ d’une restauration africaine par « le sang, la sueur et le micro », s’annonce déjà comme un tournant majeur dans les relations entre l’Afrique et le reste du monde. Les regards sont désormais tournés vers la capitale togolaise, pressentie pour devenir le nouveau sanctuaire de l’unité continentale.
La rédaction




