
©️Togo 24 – (Lomé, le 1er mai 2026) – À l’occasion de la Journée internationale du travail ce 1er mai 2026, le Pasteur Edoh Komi, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK), a adressé un message vigoureux aux travailleurs du Togo et d’Afrique. Entre hommage au courage et dénonciation des précarités, le mouvement appelle à une véritable conquête de la dignité sociale.
Alors que le monde célèbre le labeur, le ton n’est pas uniquement à la fête pour la Voix des sans-voix. Dans un communiqué officiel publié ce vendredi et dont une copie est transmise à Togo 24, le MMLK a tenu à saluer la résilience de ceux qu’il considère comme le socle de la nation : les travailleurs des champs, des hôpitaux, des usines, des marchés et des rédactions.
Un constat alarmant sur la condition ouvrière
Le diagnostic porté par Edoh Komi sur le marché de l’emploi est sans concession. Le MMLK pointe du doigt une réalité souvent précaire : l’absence de contrats formels, le non-respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) et le manque de protection sociale.
L’organisation fustige particulièrement les conditions de travail dans certaines unités industrielles. Elle cite notamment le cas des employés de la Zone franche, mentionnant spécifiquement la société Nouvelle Industrie de Gbatopé, où les droits fondamentaux seraient, selon le mouvement, « violés au quotidien ».
« Un travailleur sans droits est un esclave des temps modernes. La dignité ne se négocie pas, elle se conquiert », martèle le président du MMLK.
Un appel à la résistance non-violente
Loin de se contenter d’un simple état des lieux, le mouvement exhorte les travailleurs à sortir de la passivité. L’appel à l’action est cependant encadré par le principe de la non-violence. Le MMLK encourage les salariés à exercer et réclamer leurs droits dans le strict respect des textes législatifs en vigueur.
Le combat du MMLK s’articule désormais autour de trois piliers majeurs :
La convention collective : Pour garantir que chaque labeur ait un prix juste.
L’assurance maladie : Pour que le travail ne soit plus un risque pour la vie du salarié.
La justice sociale : Pour que les fruits de la croissance profitent enfin à ceux qui les produisent.
Vers une « Renaissance » sociale
Edoh Komi a réitéré son soutien indéfectible aux travailleurs, affirmant qu’il n’y a pas de « Renaissance » possible pour le Togo sans un respect profond pour ses ouvriers. Invoquant la bénédiction divine sur l’ouvrage des mains des travailleurs, le MMLK réaffirme sa position de partenaire de lutte pour un travail décent et digne en Afrique
La rédaction
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