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Togo : CACIT, un véritable danger pour l’accès équitable à la justice et à la protection du journaliste Mensah ASSOGBAGUE de Togo 24

©️Togo 24 – (Lomé, le 12 juin 2026) – Le paysage médiatique et le secteur de la défense des droits de l’homme au Togo traversent une crise institutionnelle majeure. Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), organisation traditionnellement investie dans la protection des professionnels des médias, fait face à de graves accusations touchant à sa gouvernance, à son éthique interne et à sa déontologie. En rupture définitive avec l’institution, Mensah ASSOGBAGUE, journaliste et Directeur Général de Togo 24 Group, a formellement acté le 15 mai dernier son retrait complet du programme d’assistance du CACIT, un dispositif dont il bénéficiait depuis le 27 novembre 2022.

Au-delà des fautes professionnelles graves de ses avocats, le journaliste met directement en cause le Directeur Exécutif de l’ONG, Ghislain Koffi Nyaku, l’accusant de déni, de manœuvres dilatoires et de tentative de dissimulation de preuves. Récit exclusif d’un naufrage déontologique.

Des conseils juridiques défaillants et des liaisons dangereuses

L’affaire remonte au conflit juridique opposant le journaliste d’investigation Mensah ASSOGBAGUE et son média Togo 24 au Cabinet HED Consult dans une procédure pour diffamation devant la Cour d’Appel de Lomé. Alors qu’il bénéficiait du programme d’accès à la justice et de protection du CACIT, financé par le Projet Média Defence et le Projet UNESCO, le journaliste a formellement notifié au Directeur de l’organisation sa décision de mettre un terme immédiat à son mandat, actée par une correspondance rédigée le 26 avril 2026 et officiellement transmise avec accusé de réception le 15 mai 2026.

La rupture s’est cristallisée dès le 28 décembre 2025, date à laquelle le Directeur de Togo 24 a signifié le dessaisissement immédiat de son avocat conseil, Maître AMEGAN Kokou Claude, commis d’office par le CACIT. Les motifs invoqués par le professionnel des médias décrivent une déliquescence absolue du devoir de loyauté :

Conflit d’intérêts flagrant : Le 12 juin 2025, jour d’audience à la Cour d’Appel de Lomé, l’avocat a choisi de se faire représenter par un assistant sous prétexte d’absence. Or, une rencontre directe a été constatée sur les lieux mêmes de l’audience entre Maître AMEGAN (également Président de CACIT) et la partie civile adverse, Monsieur AHOOMEY-ZUNU Holali Agbemefa. Cette proximité occulte a été vécue comme une trahison manifeste.

Négligence aggravée : Lors de l’audience du 13 novembre 2025, bien que présent physiquement dans l’enceinte de la Cour d’Appel, l’avocat a brillé par son absence à la barre, n’apparaissant dans la salle qu’après le prononcé du renvoi de l’affaire.

Rétention de documents : Plusieurs pièces cruciales pour la défense n’ont jamais été transmises à la Cour d’Appel par le conseil, en dépit des instructions fermes du journaliste.

Mensah ASSOGBAGUE souligne avec amertume qu’il s’agit de la seconde fois qu’il subit une telle désillusion de la part des conseils juridiques mis à sa disposition par l’organisation, après l’éviction de son premier avocat, Maître Ferdinand Ekouévi AMAZOHOUN, au début de la procédure au tribunal à compétence correctionnelle et civile de Kpalimé.

Déni, diversion et manœuvres dilatoires de la direction du CACIT

Les nouvelles révélations du Directeur de Togo 24 mettent en lumière une attitude profondément complaisante de la direction du CACIT face à ces dérives. Lorsque le journaliste a alerté l’organisation sur les comportements suspects et les trahisons successives des deux avocats mis à sa disposition, le Directeur Exécutif du CACIT, Ghislain Koffi Nyaku, a purement et simplement rejeté et démenti ces allégations.

Au lieu d’ouvrir une enquête interne pour manifestation de la vérité, le patron du CACIT a choisi de protéger les avocats indélicats. Il a tenté de faire diversion auprès de Mensah ASSOGBAGUE, minimisant la gravité de la situation et allant jusqu’à conseiller au journaliste d’« oublier les faits qui se sont passés ».

Face à cette passivité complice, le journaliste s’est rendu au siège du CACIT le 25 avril 2026 pour exiger le retrait immédiat de l’intégralité de son dossier. C’est à ce moment que Ghislain Koffi Nyaku a entamé une stratégie de dilatoire, suppliant le journaliste de faire marche arrière et lui promettant de lui commettre un troisième avocat. Déjà trahi deux fois, le journaliste est resté inflexible, décidé à en finir une bonne fois pour toutes avec cette organisation.

Le scandale des dossiers « disparus » et le mystère de la clé USB

C’est précisément lors de cette demande de retrait du 25 avril 2026 que le scandale a pris une tournure criminelle. Le CACIT s’est trouvé dans l’incapacité de restituer les pièces : les dossiers du journaliste étaient introuvables et avaient mystérieusement disparu des bureaux. Les agents de l’ONG les ont cherchés. Il aura fallu des heures de fouilles pour que le CACIT prétende les avoir « retrouvés ».

Pour Mensah ASSOGBAGUE, le constat est sans appel : si la préméditation ne l’avait pas conduit à exiger ses dossiers ce jour-là, personne n’aurait su qu’ils s’étaient volatilisés. Le journaliste accuse explicitement le directeur éxécutif du CACIT d’avoir délibérément caché et tenté de faire disparaître les preuves de son affaire.

Cette suspicion de destruction de preuves est d’autant plus forte que lors du récolement final des pièces, un élément probatoire névralgique manquait à l’appel : une clé USB contenant les témoignages exclusifs et confidentiels d’un agent du Cabinet HED Consult lié à la collecte frauduleuse de taxes sur le site de la cascade de Womè. Cette pièce maîtresse, indispensable pour la procédure en appel et initialement remise à Maître AMEGAN, demeure introuvable à ce jour. De surcroît, la requête d’appel rédigée par l’avocat a délibérément omis tous les arguments de défense du journaliste, confirmant le sabotage méthodique du dossier.

La défense du CACIT : Entre excuses logistiques et arguments géographiques

Interpellé par écrit sur la gravité de ces faits, le Directeur Exécutif, Ghislain Koffi Nyaku, a tenté de se justifier par des explications jugées bien légères au regard du préjudice.

Le 7 mai 2026, il a d’abord plaidé une simple bévue administrative pour expliquer la disparition temporaire des pièces : « Je prends bonne note de ta décision renouvelée formellement […] Je suis juste désolé et navré que le collègue ne l’avait pas sous la main à votre arrivée pour le retrait la dernière fois. Dès qu’il l’a retrouvé dans les autres dossiers existants, il a dit vous avoir appelé et laissé un message sans réponse. »

Puis, relancé par une mise en demeure du Groupe de presse concernant la clé USB et le sabotage juridique, le Directeur Exécutif a envoyé un nouveau message le 28 mai 2026, invoquant son propre départ à l’étranger ainsi que celui de l’avocat mis en cause pour justifier l’inertie de l’organisation :

« J’ai vu ton courrier avant de partir de Lomé. Je suis parti avant-hier en mission. Me Claude AMEGAN aussi n’est pas au pays. Il reviendra avant moi. J’ai essayé de parler du sujet avec lui au téléphone mais il faudra que j’en parle directement avec lui et aussi que je comprenne certains autres concours dans le cadre de notre prise en main du dossier. Merci de la compréhension. », a-t-il répondu par message whatasap au journalite.

Ultimatum et menaces de poursuites judiciaires pénales

La direction de Togo 24 Group considère que les explications d’ordre logistique et les tentatives de conciliation ne sont plus recevables. Face à ce qui s’apparente à des manœuvres dilatoires visant à masquer la soustraction d’éléments probatoires majeurs, le groupe de presse entend désormais faire valoir pleinement ses droits sans concession administrative supplémentaire.

Mensah ASSOGBAGUE maintient sa position de fermeté absolue. Si la clé USB contenant les témoignages capitaux n’est pas restituée immédiatement, la Société de médias engagera des poursuites pénales directes et portera plainte contre X pour soustraction de preuves et faute professionnelle connexe.

Cette affaire jette un immense discrédit sur le CACIT  et démontre qu’au lieu de protéger les journalistes en danger, certaines organisations d’accompagnement se transforment en de véritables menaces pour leurs propres bénéficiaires.

 

 

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