
©️Togo 24 – (Lomé, le 6 août 2025) – Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) lance un cri d’alarme face aux interdictions récurrentes des manifestations au Togo. Depuis 2020, le droit de manifester est systématiquement entravé, mettant en péril les fondements démocratiques et les libertés fondamentales inscrits dans la Constitution togolaise. Cette situation, qui a gravement affecté le pluralisme politique, contredit l’engagement du Togo à bâtir un État de droit. Par cet appel, le MMLK exhorte le gouvernement togolais et les institutions nationales à garantir les droits de manifestation et d’expression, essentiels à une démocratie véritable et effective.
Dans un communiqué publié ce mercredi et dont une copie est transmise à Togo 24, Pasteur Edoh KOMI, Président du MMLK, exprime ses vives préoccupations et appelle le gouvernement togolais à mettre fin à ces atteintes aux libertés et droits fondamentaux reconnus par la constitution.
Voici le communiqué :
Pendant ces cinq dernières années, de 2020 à nos jours, manifester devient un calvaire pour les Togolais. Des mesures restrictives aux droits et libertés d’associations et de manifestations ont eu cruellement raison du processus de démocratie et de l’État de droit amorcé par le peuple togolais dans les années 1990. Ces mesures qui consistent souvent à interdire les manifestations empêchant l’opposition et la société civile de mener leurs activités font une grave entorse à la proclamation solennelle du Togo dans le préambule de sa constitution dont le but est de bâtir un État de droit fondé sur le pluralisme politique, les principes de la démocratie et la protection des droits de l’homme.
Il va sans dire qu’une démocratie sans les libertés et les droits de manifestations est une illusion. Le Togo s’inscrit malheureusement dans cette triste réalité mais il n’est pas encore trop tard pour lever définitivement l’interdiction de manifester qui est toujours en vigueur depuis la pandémie de COVID 19 en 2020.
Pour le MMLK, les avancées démocratiques ne peuvent être visibles et effectives que si les libertés et les droits de manifester et de s’exprimer sont garanties. C’est ce qui est souvent l’apanage des régimes parlementaires au monde.
A cet effet, le Mouvement Martin Luther King exhorte les dirigeants togolais et les institutions de la République notamment la Commission Nationale des Droits de l’Homme à œuvrer pour garantir les principes fondamentaux de la Démocratie et de l’Etat de droit.
Fait à Lomé, le 6 août 2025
MMLK la voix des sans voix



