
©️Togo 24 – (Lomé, le 26 novembre 2025) – Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) monte au créneau dans l’affaire Grace Koumaï. Dans un communiqué publié le 25 novembre 2025, et dont une copie est transmise à Togo 24 ce mercredi, « La voix des sans-voix » juge peu convaincante la récente sortie de la Gendarmerie nationale et appelle les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur les allégations de viol et de torture.
L’affaire, qui défraie la chronique depuis plusieurs mois, a connu un nouveau rebondissement suite à une plainte déposée par les conseils de Grace Koumaï pour « viol, traitements inhumains et dégradants ». En réponse, la Gendarmerie nationale a publié un communiqué rejetant ces accusations. Une réaction jugée « tardive » par le MMLK, qui estime qu’elle n’est « pas de nature à convaincre l’opinion publique », d’autant que les témoignages sur les réseaux sociaux circulent depuis la libération des premiers détenus en juin dernier.
Des témoignages accablants
Le Mouvement, fidèle à sa mission de défense des droits humains, indique avoir rencontré la sage-femme Grace Koumaï, qui a relaté les faits en détail.
Le MMLK rappelle que ces événements s’inscrivent dans le contexte des manifestations spontanées contre la faim du 6 juin 2025.
Outre Mme Koumaï, d’autres victimes présumées, notamment Katanga Amavi et des leaders étudiants comme Bertin, ont témoigné à visage découvert des sévices subis. Le MMLK souligne par ailleurs que la gestion de ces manifestations a été marquée par des violences documentées par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), incluant des cas de décès par noyade non élucidés.
Appel à la libération et à la justice
Tout en notant l’engagement affiché par la Gendarmerie à respecter les procédures légales, l’organisation du Pasteur Edoh Komi l’exhorte à maintenir « l’éthique et le professionnalisme » en toute circonstance.
Le MMLK lance un appel pressant pour la libération immédiate de Grace Koumaï et des autres détenus d’opinion, en particulier les mères de nourrissons. « Selon nos us et coutumes, il est profondément délicat – voire inconcevable – de séparer une mère de son enfant dans de telles conditions », précise le communiqué.
Le mouvement interpelle directement le Ministre de la Justice chargé des droits de l’homme, les magistrats en charge du dossier et la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). L’objectif est clair : sauver l’image du pays et garantir la manifestation de la vérité sur ces graves allégations.
La rédaction
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