
©️Togo 24 – (Lomé, le 2 janvier 2026) — Au lendemain de la libération de plus de 1 500 détenus, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) exprime sa satisfaction. Tout en saluant le respect des engagements de Faure Gnassingbé, Président du Conseil, l’organisation de défense des droits de l’homme plaide pour une concertation nationale afin de garantir la non répétition des dérives passées.
L’année 2026 s’ouvre sous le signe de la décrispation politique au Togo. Suite au Conseil des ministres du 30 décembre 2025, une mesure de grâce présidentielle a été accordée à 1 511 détenus. Cette décision concrétise les promesses faites par le Président du Conseil le 2 décembre dernier lors de son discours sur l’état de la Nation.
Le respect de la parole donnée
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), a réagi officiellement ce vendredi 2 janvier 2026 -dans un communiqué rendu public et dont une copie est transmise à Togo 24 – pour saluer cette initiative. L’organisation se félicite particulièrement de l’élargissement de plusieurs dizaines de détenus d’opinion, un point qui figurait au cœur des revendications des défenseurs des droits humains depuis plusieurs mois.
« Le MMLK se réjouit du respect de la parole donnée. C’est une étape importante pour la dynamique républicaine annoncée par les autorités », souligne le communiqué du mouvement.
L’exigence de « non répétition »
Si le mouvement reconnaît l’avancée que constitue cette grâce présidentielle, il rappelle que la clémence ne doit pas occulter la nécessité de réformes de fond. Pour Pasteur Edoh Komi, Président du MMLK, la crédibilité de cette « nouvelle dynamique » repose sur un pilier central des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) : la garantie de non répétition.
Pour éviter que les prisons ne se remplissent à nouveau de détenus d’opinion, le mouvement préconise plusieurs leviers d’action : la réforme institutionnelle pour prévenir de nouvelles violations, la formation renforcée des agents de l’État et des forces de sécurité au respect des droits humains et le contrôle accru des mécanismes de surveillance pour stopper les abus de pouvoir.
Un appel à la concertation inclusive
Pour donner un sens concret au triptyque gouvernemental « protéger, rassembler et transformer », le MMLK estime que la primauté du droit doit être le socle de toute action publique.
Le mouvement appelle donc à l’ouverture d’un dialogue formel et inclusif. Cette concertation devrait réunir les ministères régaliens (Justice, Sécurité, Administration territoriale) et les organisations de la société civile (ODDH). L’objectif : mettre en place un comité national de suivi capable de veiller à l’application effective des recommandations de la CVJR et de consolider la cohésion sociale.
Tout en poursuivant son plaidoyer pour la libération des personnes encore derrière les barreaux, le MMLK réaffirme sa volonté de collaborer pour faire des droits de l’homme une réalité pérenne au Togo.
La rédaction
#Togo 24, le Pari du Professionnalisme
Cel : +228 90 80 89 89
E-mail : infotogo24@gmail.com
Site web : www.togo24.tg




