
©️Togo 24 – (Lomé, le 2 février 2026) – Malgré les rappels à l’ordre incessants, le rejet des billets froissés et des pièces lisses persiste au Togo. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a, dans un communiqué rendu public le 2 février 2026, interpelé officiellement la BCEAO, exigeant des sanctions et des mesures concrètes pour mettre fin à ce trouble social.
Un délit pénal banalisé
Le constat est amer pour l’association de défense des droits de l’homme : sur toute l’étendue du territoire, les tensions entre citoyens s’exacerbent. En cause, le refus systématique de la monnaie jugée « de mauvaise qualité ». Pourtant, le cadre juridique est sans équivoque. Le MMLK rappelle que selon l’article 1165 du Code pénal, refuser une monnaie ayant cours légal est un délit passible d’une amende allant de 10 000 à 50 000 francs CFA.
Ce qui indigne davantage le mouvement, c’est l’implication d’acteurs institutionnels. « Ces refus ne sont pas seulement le fait de particuliers, mais également d’institutions financières, de stations-service et de supermarchés », déplore l’organisation.
Les exigences du MMLK envers la BCEAO
Face à l’ampleur du phénomène, Pasteur Edoh Komi, Président du MMLK, a adressé une série de requêtes urgentes à la Direction Nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) :
Création d’un numéro vert : Pour permettre aux citoyens de dénoncer immédiatement les contrevenants et faciliter l’application des sanctions.
Sensibilisation accrue : Le lancement de campagnes médiatiques régulières rappelant que les billets mutilés et les pièces altérées sont échangeables aux guichets de la BCEAO.
Contrainte des banques primaires : L’émission d’une note circulaire obligeant tous les établissements bancaires et financiers à accepter l’échange de ces signes monétaires sans condition.
Vers une protection des droits monétaires
Pour le MMLK, le respect de la monnaie est une question de souveraineté et de droit civil. L’organisation appelle à une réaction immédiate des autorités monétaires pour garantir la fluidité des transactions et protéger le pouvoir d’achat des citoyens, souvent lésés par ces pratiques abusives.
La balle est désormais dans le camp de la BCEAO pour rétablir l’ordre sur le marché monétaire togolais.
La rédaction
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