
©️Togo 24 – (Lomé, le 6 février 2026) – Le lundi 2 février 2026, la préfecture de Tchaoudjo a franchi une étape décisive dans la lutte contre l’apatridie administrative. Dans le cadre de la deuxième phase du projet « Un enfant, une pièce de naissance », plus de 500 élèves ont officiellement reçu leurs jugements supplétifs, garantissant ainsi leur existence juridique.
Une réponse concrète à l’exclusion administrative
La cérémonie de remise symbolique s’est déroulée à l’École Primaire Publique (EPP) Camp Gendarmerie, dans la commune de Tchaoudjo 1. Elle a été présidée par l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI, député et cadre influent de la localité, en présence des autorités administratives et éducatives de la région.
Ce projet ambitieux vise à régulariser gracieusement la situation des élèves de la préfecture dépourvus de documents d’état civil. En offrant ces pièces de naissance, l’initiative lève un obstacle majeur au parcours scolaire et à l’épanouissement social de ces jeunes apprenants.
Un engagement en faveur de l’inclusion sociale
Cette action s’aligne sur la vision d’inclusion sociale portée par le Président Faure Essozimna GNASSINGBE. Pour l’Honorable ADOYI, cet acte est fondamental : « C’est un acte très important et, sur instruction du Chef de l’État, nous apportons notre contribution là où le besoin se fait sentir. Les enfants représentent la relève de demain ; tant qu’il y aura des besoins, nous serons présents. »
Le député a également rappelé que cette opération s’inscrit dans la continuité du projet « Un élève, un certificat de nationalité », lancé en avril 2024, qui avait déjà permis à 200 élèves de classe de terminale d’obtenir leur certificat de nationalité.

Un appel à la responsabilité parentale
Présent à la cérémonie, le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a salué l’initiative tout en rappelant une règle essentielle de citoyenneté. Il a exhorté les maires, les chefs traditionnels et les leaders communautaires à intensifier la sensibilisation auprès des familles.
L’objectif est clair : encourager les parents à déclarer les naissances dans le délai légal de 45 jours, évitant ainsi le recours complexe et coûteux aux jugements supplétifs.
Une mobilisation multisectorielle
Le succès de cette opération repose sur une collaboration étroite entre plusieurs acteurs clés : Le secteur éducatif : représenté par M. Adamah Kankoué, Directeur Régional de l’Éducation (DRE-Centrale) et la société civile : à travers l’Association Synergie Plus, coordonnée par M. Kondo Bouhari.
En sécurisant l’identité de ces 500 élèves, la préfecture de Tchaoudjo renforce l’égalité des chances et assure à chaque bénéficiaire l’accès aux droits fondamentaux : éducation, santé et protection juridique.
La rédaction
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