
©️Togo 24 – (Lomé, le 5 mars 2026) – Le Préident du Mouvement Martin Luther King (MMLK), Pasteur Edoh Komi, est monté au créneau le 5 mars 2026 pour dénoncer les conditions de travail jugées inhumaines des meuniers au Togo. Entre salaires dérisoires et absence totale de protection sociale, l’organisation dénonce un secteur de non-droit et menace de paralyser l’activité par une grève nationale.
Un secteur en marge du Code du Travail
Depuis 2023, le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Togo est fixé à 52 500 FCFA. Pourtant, dans l’ombre des moulins de quartier, une réalité bien plus sombre subsiste. Selon une enquête de terrain menée par le MMLK, les exploitants de moulins bafoueraient systématiquement les lois sociales en vigueur.
Le constat dressé par le mouvement est sans appel : les meuniers sont aujourd’hui les « oubliés » du dynamisme économique togolais. Là où le Code du travail devrait protéger l’employé, c’est l’arbitraire qui semble régner.
Radiographie d’un traitement « dégradant »
Les témoignages recueillis auprès des travailleurs du secteur révèlent des conditions de vie et de travail proches de l’exploitation pure :
Des revenus de misère : La majorité des meuniers perçoivent entre 5 000 et 10 000 FCFA par mois. Les plus « chanceux », selon les termes du mouvement, atteignent à peine les 15 000 FCFA, soit moins du tiers du SMIG légal.
Des horaires épuisants : Les journées de travail s’étirent de 12 à 15 heures, du lundi au samedi, sans aucun droit aux congés.
Précarité totale : L’absence de contrat de travail est la norme. De plus, aucun de ces employés n’est déclaré à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), les privant de toute couverture maladie ou retraite.
« C’est une profanation de l’être humain créé à l’image de Dieu. Nous ne sommes plus à l’époque de l’esclavage, et pourtant, ce secteur semble abandonné à son triste sort », s’indigne le MMLK.
Vers un bras de fer avec les exploitants
Face à ce qu’il qualifie d‘« esclavage des temps modernes », le mouvement dirigé par le Pasteur Edoh Komi interpelle directement l’État, le patronat et les organisations syndicales. L’objectif est clair : imposer le respect de la législation sociale à des exploitants de moulins qui, selon l’organisation, accumulent des profits au détriment de la dignité de leurs employés.
Le ton se durcit. Le MMLK appelle d’ores et déjà les meuniers à la mobilisation générale. Faute d’une réaction rapide des autorités et des employeurs, le mouvement se réserve le droit de lancer un mot d’ordre de grève de trois (3) jours sur l’ensemble du territoire national.
Une opération « moulins morts » qui pourrait bien peser lourd sur le quotidien des ménages togolais, mais que le MMLK juge nécessaire pour rétablir la justice sociale.
La rédaction
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