
©️Togo 24 – (Lomé, le 16 avril 2026) – Dans une lettre ouverte percutante adressée aux grandes organisations internationales, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), une organisation togolaise de défense des droits de l’homme et des consommateurs, dirigée par le Pasteur Edoh Komi, appelle à une application réellement universelle des droits de l’homme, fustigeant une lecture « à géométrie variable » qui pénaliserait l’Afrique et les nations souveraines.
Une universalité mise à mal
Fondé sur la philosophie de la non-violence et de la dignité humaine, le MMLK rappelle que l’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) — stipulant que tous les êtres humains naissent libres et égaux — reste sa boussole. Pourtant, l’organisation togolaise dresse un constat amer : vingt ans après sa création, elle observe un fossé grandissant entre les principes affichés par les ONG occidentales (Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH) et leurs actions sur le terrain.
« Les droits humains ne se divisent pas. Ils s’appliquent à tous, ou ils ne s’appliquent à personne », martèle le Pasteur Edoh Komi.
Les points de friction : Palestine, Souveraineté et AES
Le MMLK pointe du doigt plusieurs situations où le silence ou le parti pris des organisations occidentales interroge :
Conflits asymétriques : Le mouvement dénonce l’agression prolongée en Palestine et les tensions impliquant la coalition USA-Israël contre l’Iran, demandant où se cachent la démocratie et l’État de droit dans ces zones d’influence.
Souveraineté des ressources : L’organisation s’insurge contre la vision de l’Afrique comme une « propriété » occidentale et déplore une hiérarchisation de la vie humaine où le décès d’un Africain semble peser moins que celui d’un Occidental.
Le cas de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger) :
Le MMLK apporte un soutien clair à l’Alliance des États du Sahel. Il accuse certaines ONG d’être les instruments d’agendas politiques, notamment français.
Le rapport de Human Rights Watch sur le Burkina Faso dans le viseur
Le grief le plus récent concerne le dernier rapport de Human Rights Watch sur le Burkina Faso. Le MMLK le qualifie de « tendancieux » et de « truffé de contre-vérités ». Selon le mouvement, ce document viserait moins la défense des populations que la déstabilisation de dirigeants revendiquant leur souveraineté nationale.
Le Pasteur Edoh Komi y voit un manque flagrant d’impartialité : pourquoi un tel acharnement contre les gouvernements de transition au Sahel alors que des violations commises par des alliés de l’Occident resteraient sous silence ?
Un appel à l’équité
Précisons que le MMLK ne cherche pas le discrédit systématique, mais exige une mutation des pratiques. Le mouvement réclame la fin du paternalisme et l’instauration d’un dialogue basé sur le respect mutuel. Pour le Pasteur Komi, le monde est à la croisée des chemins : seule une justice équitable et transparente pourra servir de socle à l’existence humaine
La rédaction
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