
©️Togo 24 – (Lomé, le 21 août 2026) – À l’arrêt depuis janvier 2026, le chantier du pont modulaire reliant Kéran 1 et Kéran 2 laisse les riverains à la merci d’un ouvrage vétuste et fréquemment inondé. Le Mouvement Martin Luther King interpelle l’État et le constructeur français MATIÈRE pour une reprise d’urgence des travaux.
La traversée de la rivière Kéran sur l’axe Nadoba–Kantè est-elle en train de devenir un piège mortel pour les usagers des collectivités locales riveraines ? Dans un communiqué officiel rendu public le 20 août 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) dirigé par le Pasteur Edoh K. KOMI, lance une alerte urgente concernant la situation chaotique prévalant au niveau du pont de Tchitchira-Maison, assurant la jonction entre les communes de Kéran 1 et Kéran 2.
Un chantier stratégique aux arrêts inexpliqués
Inscrit dans le vaste programme national de construction de 21 ponts modulaires, le nouvel ouvrage de Tchitchira-Maison devait marquer la fin du calvaire pour des milliers d’habitants. Lancé en mars 2024 pour un délai d’exécution de 36 mois (échéance prévue fin mars 2027), ce projet repose sur une structure métallique mixte acier-béton de type Unibridge, déployée par l’entreprise française MATIÈRE, mesurant 102,60 mètres de long sur 14,80 mètres de haut.
Cependant, le MMLK révèle que les travaux sont à l’arrêt total depuis janvier 2026. Malgré une visite du Premier ministre / Poste de Commandement (PC) effectuée en février 2026, aucune reprise n’a été constatée et aucune justification n’a été communiquée aux populations locales, plongées dans l’incompréhension et l’inquiétude.
Un quotidien périlleux et un enclavement renforcé
En l’absence du nouvel ouvrage, les riverains n’ont d’autre choix que d’emprunter l’ancien pont submersible. À chaque forte précipitation, la structure est totalement submergée par les crues de la rivière Kéran, coupant la circulation routière et inondant les champs avoisinants.
Élèves, commerçants, motocyclistes et agriculteurs traversent quotidiennement le cours d’eau au péril de leur vie, au milieu d’eaux torrentielles et boueuses. Le MMLK pointe du doigt un risque de noyade et d’accidents « réel et imminent », avertissant que c’est tout le désenclavement économique de la préfecture qui se retrouve paralysé.
Les 4 exigences du MMLK face au Gouvernement
Face à la gravité de la situation, l’organisation citoyenne interpelle solennellement le Gouvernement togolais, le Ministère des Travaux Publics ainsi que l’entreprise MATIÈRE, et exige :
La transparence officielle : La publication immédiate des raisons ayant conduit à l’arrêt du chantier depuis janvier 2026.
La reprise des travaux : La relance sans délai du chantier afin de respecter l’échéance contractuelle de mars 2027.
Des mesures de sécurisation urgentes : L’installation d’un balisage, la mise en place d’une assistance de traversée ou le déploiement d’un bac pour sécuriser le passage en attendant la fin des travaux.
L’indemnisation des sinistrés : La prise en charge des dégâts causés aux exploitations agricoles dévastées par les inondations récurrentes.
» Le droit à la circulation et à la sécurité est un droit fondamental. On ne peut pas laisser nos populations sacrifier leur vie pour traverser la rivière encore jusqu’à 2027 « , a souligné »Pasteur Edoh K. KOMI, Président du MMLK
Le Mouvement Martin Luther King prévient qu’il suit l’évolution de ce dossier de très près et se réserve le droit d’engager d’autres actions citoyennes si aucune réponse adéquate n’est apportée dans un délai raisonnable.
La rédaction
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