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Niger. Le Parlement européen exige la libération de Mohamed Bazoum, le président renversé et détenu par la junte

©️Togo 24 – (Lomé, le 13 mars 2026) – Le Parlement européen a adopté jeudi 12 mars une résolution appelant à la libération « immédiate » du président nigérien Mohamed Bazoum, détenu depuis le coup d’État militaire de juillet 2023 à Niamey.

Le Parlement européen a adopté jeudi 12 mars à la quasi-unanimité une résolution demandant la libération « immédiate » du président nigérien élu Mohamed Bazoum, détenu depuis le coup d’État militaire de juillet 2023 au Niger.

Au total, 524 eurodéputés ont voté en faveur du texte, tandis que deux s’y sont opposés et 29 se sont abstenus. La résolution, non contraignante, condamne « fermement » la « détention arbitraire » de l’ancien chef de l’État.

Un président toujours détenu depuis le putsch

Élu en 2021, Mohamed Bazoum, 66 ans, a été renversé le 26 juillet 2023 par un coup d’État militaire. Il est depuis retenu avec son épouse dans une aile du palais présidentiel à Niamey.

Le pays est désormais dirigé par la junte menée par le général Abdourahamane Tiani. Malgré sa détention, Mohamed Bazoum a toujours refusé de démissionner. Son mandat doit officiellement prendre fin le 2 avril.

« Ne pas obtenir sa libération avant cette date constituerait un échec grave« , a averti l’eurodéputé français Christophe Gomart, à l’origine de cette résolution qualifiée « d’urgence ».

Inquiétudes sur ses conditions de détention

Le texte rappelle également que l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum a été levée en 2024 par la justice nigérienne. La junte a par ailleurs annoncé son intention de le poursuivre pour « haute trahison », une accusation pouvant entraîner la peine de mort.

Les députés européens demandent la libération « immédiate et inconditionnelle » du couple présidentiel, affirmant qu’aucune information vérifiable sur leur situation n’a été rendue publique depuis plus d’un an. Selon eux, l’ancien président n’aurait ni accès à un avocat ni aux visites familiales et ne bénéficierait que de soins médicaux limités.

La junte, qui revendique une politique souverainiste, a prolongé en mars 2025 sa transition au pouvoir d’au moins cinq ans et reste sourde aux appels internationaux à libérer Mohamed Bazoum.

 

Source : AFP

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