
©️Togo 24 – (Lomé, le 13 mars 2026) – – Les autorités nigériennes ont convoqué, jeudi 12 mars, la représentante de l’Union européenne à Niamey pour dénoncer une « ingérence » après l’adoption d’une résolution du Parlement européen demandant la libération immédiate de l’ex-président Mohamed Bazoum, Niamey dénonce une « ingérence » européenne
Le gouvernement du Niger a convoqué jeudi la chargée d’affaires de l’Union européenne à Niamey, Nicoletta Avella, pour protester contre une résolution adoptée par le Parlement européen réclamant la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum.
Dans un communiqué diffusé à la télévision publique, la diplomatie nigérienne affirme avoir remis une lettre officielle de protestation à la représentante européenne. Le texte condamne « fermement l’ingérence de l’UE dans les affaires intérieures du Niger ».
Les autorités dénoncent également une « attitude paternaliste et condescendante » et assurent qu’elles « n’accepteront aucune injonction d’où qu’elle vienne ».
Une résolution votée à une large majorité
Plus tôt dans la journée, 524 eurodéputés ont voté en faveur d’une résolution non contraignante exigeant la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum et de son épouse. Le texte, porté notamment par le groupe PPE, a été adopté avec seulement deux votes contre et 29 abstentions.
Lors du débat, l’eurodéputé français Christophe Gomart a estimé qu’une absence de libération avant la fin du mandat de l’ancien chef d’État constituera
Mohamed Bazoum détenu depuis le coup d’État de 2023
Élu président en 2021, Mohamed Bazoum a été renversé par un coup d’État le 26 juillet 2023 mené par le général Abdourahamane Tiani. Depuis, l’ancien chef de l’État est détenu avec son épouse dans une aile du palais présidentiel à Niamey. Selon les eurodéputés, aucune information vérifiable sur leur situation n’a été rendue publique depuis plus d’un an. I
ls affirment notamment que le couple présidentiel n’aurait pas accès à un avocat ni à des visites familiales. Le régime militaire nigérien a de son côté levé en 2024 l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum et envisage de le poursuivre pour « haute trahison », un crime passible de la peine de mort.
Source : AFP

