
©️Togo 24 –(Lomé, le 24 mai 2026) – Un vent de souveraineté s’apprête à souffler sur la capitale togolaise. Le jeudi 28 mai 2026, le Centre des expositions et foires de Lomé (Togo 2000) accueillera dès 9h00 la Convention de la Renaissance Africaine. Initié par le Pasteur Edoh Komi, Président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) et de l’IPRA, cet événement se veut un tournant géopolitique et mémoriel pour le continent.
Voici les grands axes de ce rassemblement historique.
Effacer Berlin pour réinventer Lomé
Cent quarante et un ans après la Conférence de Berlin (1884-1885) qui a scellé la division du continent par les puissances coloniales, Lomé ambitionne de devenir le symbole de la reconquête de la souveraineté africaine.
Dans un communiqué officiel publié ce 24 mai, les organisateurs affichent une posture de rupture claire avec l’ordre néo-colonial : « Berlin 1885 nous a divisés. Lomé 2026 relève l’Afrique. Berlin a tracé les frontières. Lomé efface les factures. »
L’objectif affiché est d’amorcer une émancipation définitive face aux dominations impérialistes et occidentales, sous le mot d’ordre sans équivoque : « L’Afrique debout et en marche sans la permission de personne ».
L’invocation des pères du panafricanisme
Pour porter ce message auprès d’un continent fort de 1,4 milliard d’habitants, l’événement se place sous le parrainage spirituel et idéologique des grandes figures de l’histoire africaine. La Convention invoque explicitement la mémoire des pionniers du panafricanisme et des luttes d’indépendance de toutes les régions du continent :
Afrique de l’Ouest : Kwame Nkrumah, Thomas Sankara, Modibo Keïta, Amílcar Cabral, Sylvanus Olympio.
Afrique Centrale et Australe : Patrice Lumumba, Nelson Mandela.
Afrique du Nord : Gamal Abdel Nasser, Houari Boumédiène, Mehdi Ben Barka, Habib Bourguiba, Mohammed V.
Afrique de l’Est : Julius Nyerere, Haïlé Sélassié.
« Un peuple sans mémoire est un navire sans boussole », rappelle le communiqué, soulignant que cette convention puise sa force dans l’héritage de ces devanciers.
Un appel au rejet de l’afropessimisme
Qualifié de « combat pacifique », ce rassemblement s’adresse directement aux médias et aux peuples d’Afrique pour susciter une prise de conscience collective. Les organisateurs entendent définitivement tourner la page du fatalisme politique.
La Convention de Lomé se veut le point de départ d’une « nouvelle Afrique désormais possible », excluant de fait les discours sceptiques ou attentistes. Le message de clôture résonne comme un défi universel : « Oui, nous pouvons ».
La rédaction




