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Togo : Faute de statut légal pour l’IPRA, le gouvernement bloque la « Convention de la Renaissance Africaine » ; le MMLK prend acte et reporte l’événement

©️Togo 24 – (​Lomé, le 27 mai 2026) –
​Initialement prévue pour ce jeudi 28 mai 2026 à Lomé, la « Convention de la Renaissance Africaine » a fait l’objet d’une notification d’interdiction par le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières. En cause : le défaut de personnalité juridique de l’Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative (IPRA), co-organisateur technique. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), porteur principal de l’initiative, a annoncé le report de l’événement tout en réaffirmant sa ligne idéologique.

​C’est un coup d’arrêt administratif pour les promoteurs d’un grand rassemblement panafricain dans la capitale togolaise. Par une correspondance officielle datée du 26 mai 2026 (N° 0815 / MATGLAC-SG-DLPAP-DOCA), signée par le Secrétaire Général Esso Koudjoou au nom du Ministre de tutelle, l’autorité publique a formellement notifié au Pasteur KOMI Edoh Kossi le rejet de sa demande d’organisation d’activité.

​L’argument légal de l’autorité ministérielle

​Saisie par un courrier du Pasteur Edoh Komi daté du 15 mai dernier, l’administration a procédé à l’examen du dossier de la structure initiatrice, l’« Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative » (IPRA). Bien que l’association ait fait l’objet d’un enregistrement formel le 13 mai 2026 sous le numéro 0367, la Division des Organisations Civiles et des Associations a relevé un manquement juridique jugé rédhibitoire à ce stade.

​Selon la lettre ministérielle, l’IPRA « n’a pas encore obtenu le récépissé de déclaration qui lui confère la personnalité juridique et l’existence légale conformément aux dispositions en vigueur relatives au contrat d’associations ». Face à ce vide institutionnel, la position du ministère est restée stricte : « Aucune suite favorable ne peut être réservée à votre demande à ce stade de la procédure ».

Ampliation de cette décision a été transmise pour suivi au Ministère de la Sécurité ainsi qu’à la Direction des Affaires Gardiennes et Locales (DAGL).

La réplique du MMLK : Responsabilité juridique et report

​La réaction des organisateurs ne s’est pas fait attendre. Par un communiqué officiel publié ce mercredi 27 mai 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), présidé par le Pasteur Edoh Komi, a officiellement pris acte de la décision de l’autorité de tutelle. L’organisation — légalement établie et détentrice du récépissé n°0968/MATDCL depuis septembre 2006 — a tenu à apporter une clarification quant à la gouvernance de l’événement.

​Le MMLK rappelle qu’il assume l’entière et unique responsabilité juridique de cette convention, conformément à la loi 2011-010 régissant la liberté de réunion et d’association au Togo, précisant que l’IPRA n’intervenait que comme un « collaborateur technique ».

Toutefois, soucieux de respecter les cadres réglementaires, le mouvement a annoncé le report de la Convention, le temps que la situation administrative de l’IPRA soit régularisée.

​Un discours idéologique qui se durcit
​Loin d’entamer la détermination du mouvement panafricain, cette contrainte administrative semble avoir consolidé sa rhétorique politique.

Dans son communiqué, le Pasteur Edoh Komi insiste sur le fait que ce report n’est « qu’une partie remise » et réaffirme la portée hautement symbolique de leur démarche intellectuelle. ​Visant directement les fondements géopolitiques de l’Afrique contemporaine, le président du MMLK a martelé que le continent ne saurait demeurer sous l’emprise historique des résolutions de l’Acte Général de la Conférence de Berlin du 26 février 1885 : « Berlin 1885 a divisé l’Afrique. Lomé 2026 la relève », peut-on lire dans la déclaration.

En saluant la mobilisation des sympathisants prêts à acter symboliquement « le décès de l’Acte de Berlin », la direction du MMLK conclut en réitérant que la quête de souveraineté et de réhabilitation mémorielle reste un impératif moral non négociable.

​La suite de ce dossier se jouera désormais sur le terrain de la régularisation des services d’enregistrement de l’État.

 

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