
©️Togo 24 – (Lomé, le 30 mai 2026) –
Dénonçant une situation d’agonie depuis la privatisation partielle de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) en 2020, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) dirigé par le Pasteur Edoh Komi exige la reprise en main immédiate et sans condition de « l’or blanc » par l’État.
L’or blanc togolais est-il en train de perdre de son éclat au détriment de ceux qui le cultivent ? Cinq ans après l’entrée fracassante de la multinationale singapourienne Olam au capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) à hauteur de 51 %, le bilan social et économique s’avère dramatique selon la société civile.
Dans un communiqué publié ce vendredi 29 mai 2026, et dont une copie est transmise à Togo 24, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) tire la sonnette d’alarme et fustige ce qu’il qualifie de véritable « liquidation » d’une filière pourtant vitale pour le monde paysan.
Chute libre des prix d’achat aux producteurs en dépit d’un cours mondial favorable, endettement chronique des coton culteurs étranglés par le coût des intrants, et absence flagrante d’industrialisation locale — avec plus de 80 % du coton exporté à l’état brut — le réquisitoire dressé par le mouvement est sans concession.
Pour le Pasteur Edoh Komi, président du MMLK, la souveraineté économique et alimentaire du Togo est directement engagée : « Une filière stratégique comme le coton ne peut pas rester entre les mains d’une multinationale étrangère. […] Thomas Sankara rappelait : « Celui qui vous nourrit vous tient. » Aujourd’hui, Olam tient le paysan par la dette », martèle l’organisation.
Face à ce qu’il qualifie d’« asphyxie » des coopératives agricoles, le mouvement s’adresse directement aux plus hautes instances de l’État : de la Présidence du Conseil au Parlement — appelé à sortir de son silence — pour réclamer un virage souverainiste radical.
Le MMLK exige notamment la rupture immédiate de la convention avec Olam, un prix plancher garanti à 350 F CFA/kg au producteur pour la campagne 2026-2027, ainsi qu’un plan contraignant pour transformer localement la moitié de la production nationale d’ici deux ans.
COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT MARTIN LUTHER KING – MMLK
LA FILIÈRE DU COTON N’EST PAS À BRADER NI À LIQUIDER
Objet : Filière coton au Togo – OLAM asphyxie les paysans, l’État doit reprendre le contrôle sans condition
Lomé, le 29 mai 2026
N/Réf : 045/MMLK/BE/2026
Le Mouvement Martin Luther King suit avec une vive préoccupation la gravité de la situation dans la filière du coton et s’inquiète de l’avenir du monde paysan en général et des cotonculteurs en particulier.
En effet, ces cinq dernières années, la filière est en difficulté et si les mesures idoines ne sont pas prises, elle risque de disparaitre au grand dam de l’agriculture togolaise.
*LES FAITS*
Depuis la cession de 51% de la NSCT à OLAM en 2020, la filière coton togolaise est en agonie :
1. *Prix d’achat au producteur en chute libre* alors que les cours mondiaux sont favorables et flambent.
2. *Endettement chronique des cotonculteurs* étranglés par le coût des intrants imposés.
3. *Absence d’industrialisation* : Plus de 80% du coton quitte le Togo à l’état brut, sans valeur ajoutée locale.
4. *Abandon des paysans* : Le Ministère de l’Agriculture ne doit rester sourd face à la détresse des coopératives.
*LES CONSÉQUENCES*
1. Des milliers de familles paysannes s’appauvrissent chaque campagne.
2. Le Togo perd des milliards en exportant du coton brut au lieu de tissu ou de vêtements.
3. La souveraineté alimentaire et économique du pays est hypothéquée.
4. La filière, poumon du monde paysan du Togo est en voie de liquidation.
*POSITION DU MMLK : L’INDÉPENDANCE ÉCONOMIQUE EST IMPOSSIBLE AINSI*
Une filière stratégique comme le coton ne peut pas rester entre les mains d’une multinationale étrangère. Tant qu’OLAM détiendra 51% de la NSCT, le Togo n’aura ni maîtrise des prix, ni industrialisation, ni souveraineté.
Le coton est l’or blanc du Togo. Il doit enrichir le Togolais, pas une multinationale.
Thomas Sankara rappelait : _« Celui qui vous nourrit vous tient. »_ Aujourd’hui, OLAM tient le paysan par la dette.
*LES EXIGENCES DU MMLK*
1. *Rupture immédiate et sans condition* de la convention NSCT-OLAM. L’État doit reprendre le contrôle total de la filière.
2. *Audit indépendant urgent* de la gestion d’OLAM depuis 2020 avec publication intégrale.
3. *Prix plancher garanti* de 350 F CFA/kg au producteur dès la campagne 2026-2027.
4. *Plan d’industrialisation contraignant* : 50% du coton togolais transformé localement d’ici 2028.
5. *Fonds de soutien d’urgence* pour désendetter immédiatement les coopératives de cotonculteurs.
*APPEL SOLENNEL*
Le MMLK apporte son soutien indéfectible aux cotonculteurs du Togo. Votre souffrance est la nôtre. Votre combat est légitime.
Le MMLK appelle le Président du Conseil au secours. La détresse du monde paysan ne peut plus attendre.
Le MMLK demande au Parlement de sortir de son silence. Vos électeurs sont en désarroi dans les champs. La représentation nationale ne peut rester muette quand la principale filière agricole du pays est bradée.
*La filière du coton n’est pas à liquider. Elle n’est pas à vendre. Elle est à sauver.*
La vraie indépendance sera économique ou ne sera pas.
Fait à Lomé, le 29 mai 2026
*Pour le MMLK,*
Pasteur Edoh KOMI
Président
Mouvement Martin Luther King
_Ampliations_ :
– Présidence du Conseil
– Ministère de l’Agriculture
– Assemblée Nationale
– Sénat
– NSCT
– Unions des producteurs de coton
– Presse nationale et internationale




